Thème du prochain numéro

« BÊTES & BESTIOLES »

 et dont voici l’appel à texte.

 Faites donc  « courir les animaux » au gré de votre inspiration poétique !

 

Amitiés poétiques

Toute l’équipe de SOUFFLES (Montpellier)

 


Prochain numéro : date limite d’envoi des textes : 15 mai 2017

BÊTES & BESTIOLES

Bêtes et bestioles ! Elles seront le thème de notre prochain numéro et vous pouvez dès à présent nous adresser vos textes.

Elles nous ont précédés, certaines nous survivront. Comme nous éphémères, entre deux déluges elles ont beaucoup à nous dire. Leur origine, leur « génie » comme leur devenir nous interpellent. Parallèle à notre histoire, leur trace est inscrite dans la pierre depuis les temps immémoriaux. Obéissantes et respectueuses des lois de la nature, elles ont encore beaucoup à nous apprendre.

Bêtes et bestioles, nos amies, nos sœurs, ah les fidèles compagnes, ah les diablesses ! Elles sont partout, sous nos pieds, à nos côtés, au-dessus de nos têtes, elles peuplent le ciel, la terre, les eaux, et nos imaginaires. Depuis toujours ou presque elles sont là, grouillent, rampent, volent, nagent, sautent, copulent, et nous obnubilent. Depuis longtemps, bien plus longtemps que nous, elles habitent le ciel, la terre, les eaux, et y pullulent.

Depuis la nuit des temps, elles offrent à la Nature parée la perfection de leur beauté, tels ces insectes offrant à l’œil humain des œuvres dignes des plus grands joaillers. Minuscules ou majuscules, les bêtes nous fuient, nous accompagnent ou nous entourent, elles sont le peuple des mousses, des steppes et des savanes, des bois et des sous-bois, elles sont le peuple du ciel et des nuages, des vagues et des abysses, des lacs et des étangs. Nous les pêchons, les chassons, les capturons, les exterminons, les utilisons à nos fins, selon nos goûts et nos cruelles fantaisies. Elles gîtent aussi dans nos livres et nos œuvres d’art, nos rêves et nos cauchemars. Car ainsi va le monde, proies et prédateurs – dont nous ne sommes pas les moindres –  fantastiquement emmêlés dans les filets de la vie et de l’art.

Bêtes et bestioles ! Elles n’auraient d’autre fin que survivre et se reproduire, elles ont pourtant colonisé nos cerveaux au point de nous terroriser parfois. Microphobie, arachnophobie, lycophobie… la liste des terreurs qu’elles nous inspirent est à l’image de leur diversité. Elles nous fascinent ou nous répugnent, nous les redoutons ou les vénérons, les immolons ou les déifions. Elles sont nos compagnes de route sous le ciel glacé ou le soleil de plomb. Depuis toujours ou presque, elles peuplent nos légendes et nos contes de leur fantastique présence, elles sont les héroïnes de nos récits, elles endossent à leur insu les rôles que nous distribuons à foison, dans le grand bestiaire de la littérature.

Sous la plume d’Ésope ou de la Fontaine, dans l’imaginaire réel de Lautréamont, Kafka ou Delteil, elles se font humaines pour mieux dénoncer nos défauts et nos travers. Le bestiaire mythologique est inépuisable.

Fort heureusement, les savants veillent au grain pour les réhabiliter et les débarrasser des oripeaux dont nous les avons affublées. Les savants ou les poètes. Ils sont parfois aussi savants que poètes, tel le grand Jean-Henri Fabre, cet Homère de l’entomologie né en Aveyron et mort en Vaucluse, qui rendit, entre autres bestioles, sa dignité et sa grandeur à la cigale, injustement malmenée par la fable.

Bêtes et bestioles, elles auraient pu cent fois nous exterminer, nous avons si souvent songé à les éradiquer.

Bêtes et bestioles, elles nourrissent nos peurs et nos espérances, elles règnent dans l’infiniment petit comme dans l’infiniment grand, elles sont des milliards sous les feuilles de chaque arbre, des milliards dans le moindre ruisseau, le moindre pré, sous la neige et sous la terre, dans les grottes et les gouffres, dans la poussière que le vent charrie, sans elles nos fables et nos histoires extraordinaires seraient aussi misérables que le creux de nos mains.

Fascinée par le vivant la parole poétique se doit de célébrer les petites et grandes bêtes et d’unir sa voix à la parole écologique, qui prend en compte actuellement jusque dans le droit, la cause de la vie animale menacée par l’homme.

Le poète trouvera en l’animal dans sa diversité infinie matière à donner libre cours à son imagination,  au gré des symboles et des mythes. Son langage propre offre un champ d’exploration et un prisme fabuleux à envisager l’humain.

A la voix de l’animal répondra la voix du poète, en une grande diversité de genres et de formes.

Bêtes et bestioles, nous les ferons vivre et revivre dans le prochain numéro de la revue Souffles. Il ne tient qu’à vous, à votre imaginaire fécond, à vos humeurs, vos amours et vos frayeurs. A vos fermes et vos « zoos » !  A vos abeilles, à vos mouches, à vos fourmis… !  Et à vos plumes donc pour de nouvelles métamorphoses et de fantastiques et poétiques éclosions.

 

Date limite d’envoi des textes : 15 mai 2017

 

Afin de faciliter le travail du comité de lecture constitué de bénévoles passionnés ayant la poésie à cœur, merci de bien vouloir respecter les consignes ci-jointes pour l’envoi des textes.


IMPORTANT

CONSIGNES D’ENVOI DES TEXTES

Les textes pour le prochain numéro de Souffles sont à nous faire
parvenir :
I – par envoi électronique :
- En PIECE JOINTE à votre courriel, à l’adresse électronique :
prochainnumero@revuesouffles.fr
- Avec NOM, PRENOM, TITRE (en objet de votre mail).
- FICHIER WORD (pas PDF), format A4, en pages recto uniquement.
- En TIMES NEW ROMAN (police de caractère), taille 12.

- Si votre envoi comporte des images, il conviendra de nous les faire parvenir au format jpg et en 600 dpi.
II – suivi d’un envoi postal :
- en 3 EXEMPLAIRES PAPIER à l’adresse suivante :

Revue Souffles

Revue SOUFFLES

113, avenue Vauban n° 46

34110 Frontignan

RAPPEL
- Date limite d’envoi : 10 mai 2017

Tout envoi hors délai ne sera pas accepté.

Tout envoi ne respectant pas l’une de

ces CONSIGNES ne sera pas pris en compte.


CONDITIONS DE PUBLICATION

Toute contribution à la revue Souffles implique d’en accepter les règles éditoriales.

Tout texte adressé en vue d’une éventuelle publication est soumis à l’avis du comité de lecture, souverain dans ses décisions.

Dans l’intérêt général de la publication, le comité de lecture se réserve le droit de ne publier qu’un extrait d’un texte et peut être amené à modifier le titre d’un texte sans en avoir avisé préalablement les auteurs.

Les contributeurs dont les textes seront publiés dans la revue ne pourront prétendre au versement d’aucun droit d’auteur ni de quelque autre rémunération. Ils conservent en revanche leurs droits sur leurs textes et sont libres de les proposer à d’autres revues ou éditeurs.

Aucun manuscrit ne sera retourné.

Toutes informations utiles sont adressées par des mailings collectifs. Elles sont aussi consultables sur le site de la revue www.revuesouffles.fr ou sur sa page Facebook: https://www.facebook.com/revue.souffles

Soyez assurés que nous mettons tout en œuvre pour assurer la diffusion de la poésie dans le respect des auteurs et de leurs écrits.

Les contributeurs désireux de se procurer le numéro de la revue Souffles sont invités à l’acquérir auprès de administration@revuesouffles.fr ce qui contribue à la continuité de nos publications.

Merci de votre compréhension.

Compte tenu de l’importance de la revue (entre 400 et 500 pages + une iconographie couleur nombreuse et de qualité ) il est financièrement impossible qu’un exemplaire soit adressé gracieusement à chacun des contributeurs ( artiste ou poète) .